Saint-Jean-de-Luz à Bayona (3/07/2013 au 20/07/2013)
Notre descente de la Rochelle vers Saint-Jean-de-Luz fut assez rapide et humide. C'était plutôt gris. Il y avait pas mal de houle et le bateau surfait sous pilote automatique. Maintenant que nous sommes en Méditerranée, ces navigations où le vent était notre seul carburant me manque terriblement.
A Saint Jean de Luz, nous avons pris une bouée près du fort dans la rade, sur la droite. Un vrai havre de paix apres 36 heures de mer agitée.
Le lendemain, grand soleil et mer calme, on a donc bougé juste en face de la plage de Saint-Jean-de-Luz et du casino.
Un ponton prévu pour une navette entre le port et la plage nous permettait d'accoster facilement avec notre annexe.
Nous sommes arrivés la veille du 1er vrai jour d'Eté. Depuis cette escale jusqu'à l'heure où j'écris ces lignes, nous n'avons pas eu un jour de pluie, et la chaleur est omniprésente.
On espérait voir Anne-Charlotte et sa famille mais nous nous sommes loupés. On a fait le tour de la ville et on a crapahuté au sommet du Rhune.
On a découvert et dégusté les spécialités basques. Puis au bout de trois jours, la mer, le voyage et l'Espagne nous appelle ...
Un peu de vent nous propose d'aller vers l'Ouest. Direction Lekeitio, notre première escale espagnole. C'est une jolie ville avec un petit port de pêche oú les espagnols viennent passer leur vacances. Nous nous sommes mis à couple avec un bateau de pêcheur après nous être fait jeter comme des malfrats par un voilier français, évidemment. Première tapas, première baignade sans la combinaison.
On a continué vers l'Ouest impatient d'arriver à Santander et d'aller dans les Picos de Europa.
A Santander, l'office du tourisme nous a indiqué que les picos sont dans la province espagnole voisine et que, par conséquent, c'est plus simple d'y aller une fois rentré dans cette province.
Le mouillage près de l'île de Magdalena est sympa bien qu'en journée, il y a pas mal de trafic.
Les fonds sont de sable et de roche. Une nuit, peu de temps avant d'aller me coucher, marée basse, je suis inquiet de la hauteur d'eau sous la quille et bing, la quille touche une roche dans le fond alors que le bateau était en train d'éviter au moment de la renverse de courant. On remonte rapidement quelques dizaines de centimètres de quille, on démarre le moteur, et on remonte à la main et à une vitesse fulgurante le mouillage pour nous enfuir quelque-part où nous nous poserons pas de question de savoir si oui ou non il y a assez d'eau. Plus de peur que de mal.
Nous sommes repartis après 2 jours de visite, toujours plus à l'Ouest
et avons finalement décidé de nous arrêter dans un tout petit port quasiment inexistant des guides mais qui est géographiquement le plus proche des picos : Puerto de Llanes.
On passe la porte du port qui indique la hauteur d'eau et on rentre dans un port où se trouve principalement des petites embarcations à moteur. Juste 3 ou 4 voiliers y résident. Nous sommes les seuls visiteurs. Le port vient d'être rénové donc il est en super état.
Le capitaine de la capitainerie vient nous accueillir, il est un peu grognon mais une fois les premiers mots francoangloespagnol échangés, il devient sympa. On lui dit que l'on veut aller aux picos et que nous voulons rester 3 nuits. Il grogne puis accepte. :-) On lui demande le prix et nous répond que pour 3 nuits c'est gratuit. Cool ! Et en plus la ville est vraiment charmante et possède sa propre identité.
Ils ont leur propre cidre et ils ont une façon très spéciale de le servir. Rien à voir avec le cidre normand, ce cidre est bien plus amer.
L'envers du décor pour les voileux : je soupçonne ce port (qui est l'embouchure d'un cours d'eau) d'avoir contaminé la coque d'Arbutus de petites algues. Rien de grave mais c'est long et difficile à nettoyer.
De Llanes, nous avons pris un car et fais du stop pour aller randonner aux Picos.
La rando était tout simplement magnifique. Village d'altitude, cascade, canyon, prairie, ambiance haute montagne par endroit, passage de névés,
et pour couronner le tout el Naranjo de Bulnes.
Au refuge, j'étais un peu frustrer de voir que des voies en terrain d'aventure de tout niveau permettent de grimper.
Nous sommes partis pour bivouaquer
et randonner mais pas pour grimper, donc nous n'avions pas pris le lourd matériel d'escalade nécessaires ... Une prochaine fois peut-être ...
De retour à Llanes, il faut partir : Direction la Galicia. On atterrie à la Coruña dans une marina tout neuve, vide et un peu cher pour refaire le plein d'eau et de nourriture. Les ports permettent de rencontrer des navigateurs. A Coruña, nous avons rencontré des français vraiment sympas avec qui on échange des informations précieuses et partage l'apéro.
Nous continuons vers l'Ouest vers un beau mouillage près de la ville de Camariñas. Ce mouillage est stratégique car c'est notre dernier stop avant le fameux cap Finistere. Tintintin ...
On lève l'ancre un beau matin pour en finir avec ce cap. C'est entre 15 et 20 noeuds de vent qui nous ont aidés à le passer : rien de bien méchant. Par contre, juste après le cap, pétole de chez pétole : pas 2 pas 1, mais 0 noeud de vent. On continue donc vers Muros au moteur avant que le vent ne revienne à l'entrée de la ria de Muros.
On mouille devant la ville de Muros au plus près du port dans un fond de vase qui dégueulassera tout l'avant du pont. Muros est une ville de pêcheur pleine de charme dans laquelle nous avons aimé nous perdre dans ces petites ruelles. Dommage que nous y sommes restés qu'une soirée.
Notre dernière étape en Galice a été Bayona mais à cause du manque de vent, nous nous sommes arrêtés dans un mouillage d'une des îles Cies où une autorisation est en principe nécessaire pour mouiller. Attention, mouiller sans autorisation expose l'équipage à payer une amende de 1500 euros. Nous sommes arrivés de nuit après 23 h et sommes repartis très tôt le matin pour Bayona à la voile.
Bayona est une ville sympa avec des ruelles étroites comme on les aime. C'est cependant très touristique.
On partira pour Lisbonne depuis Bayona.






















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