Pornichet à Brest (juillet 2012)
La ville de Brest était notre seul objectif avec bien-sur Carentan, notre destination finale. Pour le reste, on a improvisé ... Nous souhaitons aller à Brest pour assister aux mille tonnerres de Brest, cette manifestation de vieux gréements si connue. C'était l'occasion pour nous de faire du tourisme et nous imprégner d'un peu de culture "Voile" ...
Pour cette partie de convoyage et jusqu'à la fin, Thierry nous a accompagné, Sundy et moi jusqu'à Carentan. Nous avons rencontré Thierry à la salle d'escalade d'Issy-les-Moulinaux où nous nous entraînons. Il est le président de l'association de grimpe dont nous avons adhéré l'année dernière.
C'était en discutant lors d'une séance de grimpe que nous avons appris que Thierry est passionné de voile et qu'il a même été moniteur de voile à l'école des Glénans. Je lui ai raconté notre projet et lui ai par la suite proposé de nous accompagner pour ce convoyage s'il le souhaitait. Etant donné que notre convoyage correspondait avec ses congés, il a accepté.
Pour nous, c'est l'occasion de profiter de son expérience. Alors en échange, on ne lui a rien demandé pour remplir la caisse de bord, simplement de nous faire partager son savoir si précieux pour nous.
J'ai attendu 1 semaine que Sundy arrive suivie de Thierry le jour suivant. Pendant ce temps d'attente, j'en profite pour bricoler. J'ai pu installer la nouvelle plaque nominative de notre voilier Arbutus, brancher le GPS fixe sur Albert, réparer un faux-contact dans le feux de navigation en tête de mat ... Finalement, je me rend compte que je n'ai pas foutu grand chose pendant cette semaine d'attente ! Et puis, si ça se trouve ce n'était que 5 jours, je ne me souviens plus très bien ...
L'après-midi où Thierry est arrivé, nous sommes partis faire le ravitaillement pour un départ le lendemain matin vers Belle-île. Les conditions ne sont pas mauvaises. On sort de Pornichet et le bateau avance assez vite dans une mer avec des vagues d'un peu plus d'un mètre. On est tous un peu malade surtout Sundy qui n'est pas restée longtemps sur le pont. Elle a commencé à se sentir mal dès lors qu'elle a laché la barre à roue. Dans sa bonne attention, elle est restée sur le pont jusqu'au moment où elle a donné à manger aux petits poissons. Sundy a été généreuse ;-) Elle est restée clouée au lit jusqu'à Belle-île.
Arrivé sur une bouée qui se trouve à l'entrée du port de Sauzon, on s'est fait recevoir par un comité d'acceil pour nous raquetter ... Sundy a fait une tentative de sortie sur le pont au moment du diner pour contempler le paysage. Mais, même amaré sur notre bouée, les petites vagues la mettaient mal à l'aise. C'était assez dépriment pour elle qui veut partir vivre sur un voilier pendant plusieurs années ...
Dommage que nous ne sommes pas restés à Belle-île car elle semble bien porter son nom. Je me suis promis que l'on y retournera et cette fois-ci, on descendra à terre avec nos vélos pliables pour aller l'explorer !
Le lendemain, on a fait cap sur Lorient avec peu de vent au près serré.
J'était impressionné par notre vitesse avec si peu de vent. Il faut-dire que nous avons peaufiné nos réglages avec Thierry car nous ne voulions pas nous faire doubler par un RM des Glénans qui nous collait aux basquettes.
Pendant ce temps là, Sundy était en cabine car elle ne se sentait pas trop bien ... D'ailleurs, c'est un peu pour ça que nous sommes allés à Lorient, pour nous permettre d'accoster au port et de poser le pied à terre pour nous remettre doucement de ces 2 premiers jours ...
On est reparti le lendemain pour l'archipelle des Glénans, l'ancien bastion de Thierry. On a préparé cette navigation la veille avec un petit cours sur le calcul de la hauteur d'eau en fonction des marées. Cela est très pratique pour connaitre quasiment instantanément la hauteur d'eau disponible sur site en fonction de notre heure d'arrivé. On verra plutard dans ce blog que faute d'avoir appliqué ce calcul lors d'une sortie à Carentan, cela m'aura coûté un plantage de la quille dans un banc de vase ...
On est sorti de Lorient assez tôt car nous avions du chemin pour arriver assez tôt aux Glénans et profiter de cet endroit dont la réputation n'est plus à faire ! Nous avons remonté le vent quasiment tout le temps. Nous avons eu du 15 noeuds quasiment tout le temps et de très belles éclaircis. Par contre, en arrivant sur les Glénans, le temps s'est gâté avec de la pluie et du vent qui a forcit. On a remonté la quille et allumé le moteur lorsque nous sommes rentrés dans l'archipelle pour aller rejoindre notre bouée. On est accueilli par la douane qui est monté à bord pour un contrôle des papiers d'Arbutus et de nos identités. Ils ont même appelé le central pour prendre des renseignements sur l'âge du capitaine : Quel honneur ! J'ai même fait visiter Arbutus à l'un d'eux. D'habitude je ne suis pas aussi coopérant mais ils ont été assez courtois, alors ça va ... Après cette accueil chaleureux, on a mis l'annexe à l'eau pour rejoindre une plage de sable et j'en ai aussi profité pour plonger même si le temps était tout sauf un temps d’Été ...
On est reparti le lendemain matin tôt, mais pas assez tôt pour échapper au raquette local. On a mis cap sur le port d'Audierne. On a fait une belle navigation au près, c'était vraiment sympa. On s'est fait doublé par le trimaran de Loïc Peyron, le Banque Populaire, qui vient de battre le record du tour du monde à la voile.
Comme nous, il allait aux tonnerres de Brest. C'était un moment assez magique de voir cet engin nous doubler et de naviguer sur un seul flotteur ... Vu à la vitesse où il naviguait, il a certainement du arriver dans la soirée. Nous nous sommes arrêté prendre une bouée à Audierne avant d'aller chercher le fameux raz de Sein ! tein tein tein !!!
Prochaine étape Brest ou Camaret-sur-Mer. On s'est levé tôt pour passer le raz au bon moment. Les bords avant le raz de Sein ont été les derniers bords au près dans un temps toujours aussi humide depuis l'archipel des Glénans. Le soleil commencait à nous manquer sérieusement et cela portait sur notre moral car pour le mois de juillet, on espérait avoir des vacances un peu plus ensoleillées.
On a passé le raz de Sein avec plein d'autres voiliers qui comme nous ont du attendre la bascule pour passer. On a senti que nous nous rapprochions de Brest car on a aperçu pas mal de vieux gréements sur l'eau. L'ambiance était un peu hors du temps avec tout ces bateaux d'autrefois. Pour ce qui concerne le raz de Sein, on a rien senti, je n'ai même pas vu des vagues un peu bizarres formées par le courant comme dans le raz Blanchard ... Je ne le sous-estime pas pour autant, je pense que nous avons bien géré notre passage et les vents nous étaient favorables.
Une fois passé le raz de Sein, de la pluie et du vent au portant. On a commencé à voir le cap du Penhir donc j'ai décidé que nous ferons du rase caillou pour repérer les falaises d'escalade dont je possédais les topos à bord. C'était vraiment sympa de voir les falaises d'aussi près : ambiance grandiose dans l'anse de Pen Hat. On est passé entre le Rocher du Lion et le continent comme certains qui sont passés en même temps que nous, sous la pluie. Pas de photos pour ce passage, j'étais trop occupé à gérer la barre avec ces vagues et ces cailloux si proches ...
On a continué sur Brest au grand largue. Juste avant de passer dans le goulet, un voilier de course a déboulé. Comme il avait la priorité et que nous ne voulions pas le gêner, on a viré à droite sur Camaret. On s'est donc retrouvé dans une allure de près. A cette allure, le vent parait plus fort et la pluie fouette.
Arrivé sur Camaret, nous avons eu la chance de trouver une bouée de libre et gratuite s'il vous plait. Il a continué de pleuvoir, alors pour nous remettre de cette navigation pluvieuse, on a fait les crêpes et on a sorti le bon vieux rhum que mon ami Loïg m'avait offert pour l'occasion :-) Sundy a passé encore toute la navigation allongée dans notre cabine. Elle n'a plu vomi mais le mal de tête a continué à la marteler. Pauvre Sundy ... Le soir, toujours sous la pluie, on a mis l'annexe à l'eau pour mettre le pied à terre et s'offrir un petit restaurant au chaud. J'en garde de bons souvenirs de cette belle journée bretonne.
Le lendemain, petite navigation jusqu'à Brest sous de belles éclaircies. Nous sommes allés nous accoster à couple d'un autre voilier au port du cheval blanc.
Un petit mot pour le port du cheval blanc : Ce port est très bien équipé avec douche non payante, électricité et eau (classique), l'accueil est sympa et comparé à tout ce que nous avons pu payer jusqu'ici, je n'ai pas trouvé que c'était très cher ... Plutôt très bon rapport qualité prix. Et puis la ville de Brest est vraiment cool, accessible en vélo en quelques coups de pédales ... J'espère que nous y retournerons !
Nous sommes arrivés à Brest pour le début des festivité. Nous avons visité quelques vieux gréement, bu quelques bières et dégusté quelques spécialités locales. Bonne ambiance mais un peu cher l'entrée ! Ça devrait être gratuit pour ceux qui viennent en bateau. C'est quand même gratuit pour ceux qui viennent en vieux gréement !
C'était à Brest que l'on a décidé d'aller aux Scilly. Quel bonheur de pouvoir aller où bon nous semble !!! Tellement on était excité de partir, qu'on a oublié de prévenir Papa et Maman ...
Sundy a raconté ces mêmes jours, en anglais, vue de son bord. Lire son récit →







Vos messages
Commentaires d'origine, conservés tels quels.