Notre passage vers la Nouvelle-Zélande (Novembre à Décembre 2015)
Ok, nous avons 3 années de retard sur notre blog. Il faut absolument que je rattrappe cela. C'est sur ma liste des choses à faire et cela devient urgent car je réalise que je ne suis plus en train de décrire ce que nous vivons mais nos souvenirs. Comme tous les souvenirs, ils ne reflètent plus vraiment la réalité, ils sont déformés et je trouve cela dommage de ne pas écrire ce que nous vivons vraiment, nos émotions et sentiments.
Voici ce qu'il me reste de notre voyage vers la Nouvelle Zélande :
Nous étions excités à l'idée d'aller en Nouvelle Zélande, de sortir des tropiques, de voir les paysages et les mouillages Kiwi (C'est comme cela que nous appelons les Néo-Zélandais : Kiwi), de voir les grattes ciel d'Auckland, et de voir des gens pressés ...
Nous avions plein de projets en Nouvelle Zélande, nous voulions dépenser de l'argent mais aussi en gagner. Nous voulions faire quelques gros changements sur Arbutus afin de pouvoir vivre à bord et en même temps avoir une vie de bureau. Cela a nécessité quelques aménagements qui devaient m'occuper 1 ou 2 mois et ponctionner quelques (dizaines de?) millier de dollars dans notre porte feuille ... Quand on aime on compte pas.
Avant de partir pour la Nouvelle Zélande, nous étions un groupe de voileux à attendre la "Fenêtre météo" qui nous permettrait de descendre vers la Nouvelle Zélande dans de bonnes conditions. C'était en Novembre 2015. Ce voyage de 10 jours se passe généralement à la fin de l'hiver en Nouvelle Zélande et avant le début des cyclones sous les tropiques. Nous allions sortir des tropiques pour aller dans un climat considéré Sub-tropical.
Parce que c'était encore l'hiver en Nouvelle Zélande, nous nous attendions à ressentir une différence significative de température dehors mais aussi dans l'eau. Aussi, les éléments météorologiques sont différents par rapport aux tropiques : Nous devions gérer des fronts froid, des dépressions venant du Sud de l'Australie, des anticyclones. Ces choses là n'existent pas vraiment sous les tropiques ... Brefs, cette navigation était plus stratégique que toutes celles que nous avions eu précédemment.
La fenêtre météo est finalement arrivée, c'était le gourou de la météo Bob McDavit qui a donné le départ. Nous sommes partis un ou deux jours après. Nous n'étions pas complètement parés à partir. Une fois partis, nous avons croisé Macushla qui arrivait du groupe d'île d'Hapai. Ils prendront certainement la prochaine fenêtre ...
Au début, c'était un vent très léger qui nous permettait de progresser lentement vers l'Ouest-Sud-Ouest autour d'un anticyclone qui se trouvait plus au Sud sur notre babord.
Puis, le cyclone se déplaçant à l'Est et nous à l'Ouest, on s'est retrouvé à faire du Sud. Je me souviens que nous ne nous sommes pas arrêtés à Minerva Reef. Cet atoll est bien connue des navigateurs allant en Nouvelle Zélande, car elle est à mis chemin entre Tonga et le pays au long nuage blanc. Elle est réputée pour avoir plein de homards ... On a préféré continuer car la fenêtre était bonne. Tant pis pour Minerva, ce sera pour quand on repartira.
Sur la fin de l'anticyclone, le vent étant devenu faible, je me souviens avoir aidé notre progression avec le moteur. Il ne fallait pas trop traîner dans le coin, car la météo tournait au vinaigre. En mettant un peu de moteur, nous devions éviter des vents violents et probablement une mer forte.
Une fois l'anticyclone partis, un front froid nous est passé dessus venant de l'Ouest. Il n'était pas extrêmement puissant, mais bon, il a donné de l'ambiance a bord. On se demandait quand le vent allait basculer, car après ce front, c'était 2 jours de près serré qui nous attendaient.
Pour notre dernier jour, le vent avait forcit, mais heureusement la mer n'avait pas vraiment eu le temps de se former. Le vent était tribord amure au travers. Nous avancions à toute allure sous régulateur d'allure. 2 ou 3 ris dans la Grand-Voile et le Génoa largement enroulé, nous faisions du 6 ou 7 noeuds.
Pour les derniers moments, le Pacifique nous récompensa de notre traversée en envoyant des bonites sur notre ligne. Du poisson frais pour notre première soirée en Nouvelle Zélande.
Lorsque nous sommes entrés dans la Baies des Iles au Nord de la Nouvelle Zélande, c'était avec émotions que nous avons passé ces rochers marquant notre arrivée. Nous venions de parcourir à la voile (et au moteur) la moitié de la planète. Nous sommes à l'antipode de la France et nous terminons cette première partie de notre voyage avec d'innombrable souvenirs, gonflés à bloc pour vivre le reste !
Au ponton, les officiels sont venus pour officialiser notre entrée. Ils ont vidé notre frigo de toutes les denrées périssables et ils ont même regardé dans notre tente de camping pour voir que l'on ne transportait pas des graines pouvant infester leur beau pays.
Une fois les formalités effectuées, nous sommes allés à la marina rejoindre nos amis pour fêter ça. Ca tombait bien, car il y avait une soirée à thème : Les Princesses du Pacifique.
Les paré-hauts, les noix de coco pour le soutient gorge et quelques coquillages ont fait l'affaire !
Et puis nous avons pris le temps de visiter la Baie des îles avant de nous diriger vers Whangarei où nous voulions faire des travaux sur Arbutus.
Ca, c'était certainement le repas d'anniversaire de Sundy.
La Nouvelle Zélande, c'est beau !
Wairua, un voilier rencontré dans le Pacifique. Il est à sa place pour les quelques années qui vont passer ! A ce moment là, on remontait une rivière pour rencontrer les propriétaires de Wairua, Mégane et Andy.
Et pour remonter une rivière, et bien on remonte aussi la quille car il n'y avait pas beaucoup d'eau sous la quille.
Arbutus en haut de la rivière Wairua, pour visiter Mégane et Andy, à Keri Keri.
En photo ci dessous, une maison en pierre, la maison la plus ancienne de Nouvelle Zélande ...
Là, on est en train de doubler Saraonie, en route vers Whangarei, pour commencer les travaux !

Au début, c'était un vent très léger qui nous permettait de progresser lentement vers l'Ouest-Sud-Ouest autour d'un anticyclone qui se trouvait plus au Sud sur notre babord.
Puis, le cyclone se déplaçant à l'Est et nous à l'Ouest, on s'est retrouvé à faire du Sud. Je me souviens que nous ne nous sommes pas arrêtés à Minerva Reef. Cet atoll est bien connue des navigateurs allant en Nouvelle Zélande, car elle est à mis chemin entre Tonga et le pays au long nuage blanc. Elle est réputée pour avoir plein de homards ... On a préféré continuer car la fenêtre était bonne. Tant pis pour Minerva, ce sera pour quand on repartira.
Sur la fin de l'anticyclone, le vent étant devenu faible, je me souviens avoir aidé notre progression avec le moteur. Il ne fallait pas trop traîner dans le coin, car la météo tournait au vinaigre. En mettant un peu de moteur, nous devions éviter des vents violents et probablement une mer forte.
Une fois l'anticyclone partis, un front froid nous est passé dessus venant de l'Ouest. Il n'était pas extrêmement puissant, mais bon, il a donné de l'ambiance a bord. On se demandait quand le vent allait basculer, car après ce front, c'était 2 jours de près serré qui nous attendaient.
Pour notre dernier jour, le vent avait forcit, mais heureusement la mer n'avait pas vraiment eu le temps de se former. Le vent était tribord amure au travers. Nous avancions à toute allure sous régulateur d'allure. 2 ou 3 ris dans la Grand-Voile et le Génoa largement enroulé, nous faisions du 6 ou 7 noeuds.
Pour les derniers moments, le Pacifique nous récompensa de notre traversée en envoyant des bonites sur notre ligne. Du poisson frais pour notre première soirée en Nouvelle Zélande.
Lorsque nous sommes entrés dans la Baies des Iles au Nord de la Nouvelle Zélande, c'était avec émotions que nous avons passé ces rochers marquant notre arrivée. Nous venions de parcourir à la voile (et au moteur) la moitié de la planète. Nous sommes à l'antipode de la France et nous terminons cette première partie de notre voyage avec d'innombrable souvenirs, gonflés à bloc pour vivre le reste !
Au ponton, les officiels sont venus pour officialiser notre entrée. Ils ont vidé notre frigo de toutes les denrées périssables et ils ont même regardé dans notre tente de camping pour voir que l'on ne transportait pas des graines pouvant infester leur beau pays.
Une fois les formalités effectuées, nous sommes allés à la marina rejoindre nos amis pour fêter ça. Ca tombait bien, car il y avait une soirée à thème : Les Princesses du Pacifique.
Les paré-hauts, les noix de coco pour le soutient gorge et quelques coquillages ont fait l'affaire !
Et puis nous avons pris le temps de visiter la Baie des îles avant de nous diriger vers Whangarei où nous voulions faire des travaux sur Arbutus.
Ca, c'était certainement le repas d'anniversaire de Sundy.
La Nouvelle Zélande, c'est beau !
Wairua, un voilier rencontré dans le Pacifique. Il est à sa place pour les quelques années qui vont passer ! A ce moment là, on remontait une rivière pour rencontrer les propriétaires de Wairua, Mégane et Andy.
Et pour remonter une rivière, et bien on remonte aussi la quille car il n'y avait pas beaucoup d'eau sous la quille.
Arbutus en haut de la rivière Wairua, pour visiter Mégane et Andy, à Keri Keri.
En photo ci dessous, une maison en pierre, la maison la plus ancienne de Nouvelle Zélande ...
Là, on est en train de doubler Saraonie, en route vers Whangarei, pour commencer les travaux !
Et nous voilà arrivés a Dockland 5 pour faire des travaux sur Arbutus.
Au programme :
- Sablage de la coque pour la repeindre avec 3 couches d'époxi, suivi de 3 couche d'antifouling International. Fini la galère pour trouver de l'antifouling pour le reste de notre voyage.
- Construction d'une douche. Alors une douche, ça veut dire que l'on va réduire la taille de la cabine à l'avant, il faut souder un bac à douche en alu sur mesure et quelques montants en alu pour mettre des panneaux pour faire la cabine, installer une pompe à eau pour extraire les eaux usées, installer un chauffe-eau, installer l'eau sous pression ....
- Changer la mèche du gouvernail

Sundy a raconté ces mêmes jours, en anglais, vue de son bord. Lire son récit →







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