Il nous a fallu deux tentatives pour partir de Sardaigne. A la 1ère tentative, nous sommes partis avec une prévision de l'ordre de 20 noeuds de vent. On est parti donc plein Est vers le large, et après 3 milles, on a commencé à voire au loin du blanc au dessus de l'eau. On s'est approché de plus près pour voir et c'était bien ça : un vent puissant bien plus fort que prévu levant une mer courte ...
Comme cette traversée devait durer 2 ou 3 jours et que notre mouillage paisible était à 1 heure de voile, et bien nous avons fait demi tour et nous nous sommes dit que nous essayerons un autre jour. On a la chance que personne nous attend et que nous n'avons pas d'obligation pour le lendemain. Le seul truc que nous devons respecter, c'est de nous garder entier, nous et le bateau. Mais bon, une petite secousse n'a jamais fait de mal à personne :-)
On est reparti quelques jours plutard vers Palermo et cette fois-ci nous avons eu peu de vent au départ avec un peu mer. Ensuite nous avons eu de la mer et plus de vent du tout !!! C'est le pire car le bateau est alors chahuté et le repos devient plus difficile, ça bouge dans tous les sens. Je me souviens aussi de la 1ère nuit, nous faisions route en plein vers un groupement de Cumulonimbus qui exultaient de tout leurs corps. En pleine nuit, les éclairs permettaient de distinguer le contour des ces énormes nuages. Il est difficile de juger de leur distance tellement ils sont gros. Il grossissaient au fur et à mesure que nous nous approchions. J'essayais quand même de suivre leur évolution et le déplacement dans le livre de bord. On s'est quand même dérouté un peu par précaution car je n'avais vraiment pas envi de savoir ce qu'il se passait là bas ... Le dernier jour de cette traversée de la mer Tyrrhénienne, on a eu du vent nous permettant de bien finir vers la Sicile.
Nous sommes rentrés dans une marina au Nord de Palermo. Le port de plaisance en ville est quasiment inexistant sur nos cartes alors que nous aurions pu y aller et ne quasiment rien payer ... Nous aurions du y aller et essayer de trouver une place vacante dans un de ces clubs nautique. Ils nous auraient demandés pas grand chose pour la location de la place. Qu'on se le dise.
Palermo, SicilyPalermo, Sicily
Nous ne sommes restés qu'une seule nuit histoire de vister Palermo, faire le plein de nourriture et d'eau. Nous sommes ensuite aller dans une baie exposée au Nord Est dans l'idée d'y mouiller. Mais la mer ne nous le permettait pas, les vagues étaient trop prononcées. Alors on s'est replié dans un petit port de pêche pas du tout adapté pour nous recevoir ... Les pêcheurs locaux nous disent que nous pouvons rester pour la nuit mais que le lendemain, il faudra nous présenter à la capitainerie. Etant le seul voilier, Arbutus devient le détour des promeneurs locaux et touristes. C'est ce jour là que nous avons rencontré Francesco et Brenda avec qui nous avons passé 2 délicieuses soirées.
First dinner of two at Francesco's pad. Our first meal in a house since the beginning of our trip.The grungy streets of Palermo, Sicily.Palermo, Sicily
Le lendemain, le capitaine du port nous a demandé de partir car nous étions sur la place réservé à l'embarcation des autorités. Ce n'était pas très grave car la mer s'était calmée, donc nous avons pu mouiller juste à la sortie du port dans la baie. Les falaises d'escalade étaient en vue. Nous avons pu grimper 2 jour sur un calcaire un peu particulier par sa couleur orange. Par contre comme c'était toujours un peu agité, nous n'avons pas pu recevoir nos 2 nouveaux amis pour un diner à bord.
Ciao bella ! We will climb you ! Mondello, Sicily.
Au 3ème jour dans cette baie, une pluie diluvienne nous est tombé dessud. Les rues de la ville à laquelle nous faisions face se sont transformées en rivière avec 10 à 20 cm d'eau. C'était assez impressionnant car on voyait pas où nous mettions les pieds.
Le lendemain, nous avons continué notre périple Sicilien vers Cefalu. C'est Loïg qui nous a conseillé d'y aller. En fait, on aime bien aller là où vous nous conseillez d'aller, on est jamais dèçu.
La navigation vers Cefalu était pas mal non plu ! Petit vent au début forcissant doucement. 15 milles avant d'arriver à Cefalu, les gros nuages gris foncé avec les éclairs qui nous suivaient depuis 1 ou 2 heures nous ont ratrappé. C'était évident que nous n'arriverions pas à Cefalu avant la bataille. Le vent a tourné lentement pour nous obliger à faire un près serré. La pluie tombait abondamment et le vent avait une force de 6. En me retournant, je me suis rendu compte que l'annexe que nous tirions s'était retournée. Son nez relevé vers le haut en temps normal était désormais vers le bas et la vitesse du voilier forcait l'annexe à faire du "sous l'eau". Nous étions à 6 noeuds et l'annexe gonflée suivait mais sous l'eau ! Je vous laisse imaginer comment la corde reliant l'annexe à Arbutus était sous tension. J'ai un moment cru que nous allions perdre complètement notre annexe. On s'est rapidement mis à la cap pour arrêter le voilier et j'ai ainsi pu retourner l'annexe.
Les éclairs continuaient à se raprocher, au début elles étaient derrière nous, mais ensuite, elles étaient tout autour de nous, le délai entre le son et le visuel était extrèmement court. Nous étions au coeur d'un beau bordel ! On a pensé à plein de chose pendant que cet orage nous passait dessus. Et puis l'orage furieux a continuer son chemin sans faire attention à nous pauvres pêcheurs. Heureusement ça n'a pas duré longtemps.
Mother nature is beautiful...from a safe distance.We just sailed under this epic rain cloud of terror.
Le passage de l'orage a ensuite laissé place à une luminosité particulière et la clarté du ciel était limpide. Nous pouvions voir loin vers l'horizon et le rayon d'un soleil couchant nous offrait un spectacle très coloré. C'était splendide. Cela nous a réchauffé.
Après avoir tiré quelques bords, nous avons décidé tout de même de mouiller juste en face de la ville et on a bien fait ! Même si c'était moyennement protégé. On s'est requinqué avec un gargantuesque plat de pate à la sauce pesto avec la charmante ville de Cefalu en fond de décors. Finalement on est drôlement privilégié, merci.
The calm after the stormCefalù, Sicily, Italy.Cefalù, Sicily, Italy.Mouth watering delicious. Cefalù, Sicily, Italy.Sundy's bruschetta pizza. Get your own!!!
Ensuite, nous avons continué notre voyage vers les îles Eoliennes, vers l'île de Vulcano en particulier. C'est Piet, l'allemand que nous avons rencontré sur l'île de Mallorqua qui nous a conseillé d'aller là bas ! Une fois de plus, on a bien fait de vous écouter. Ca m'a bien plus car je n'avais jamais vu de cratère de Volcan auparavant. La marche pour y aller était plaisante par la beauté des paysages et relaxante car j'ai pu garder un oeil sur Arbutus tout au long de la promenade. C'est ça le problème avec le voilier : On ne peut pas trop s'en éloigner de peur de le retrouver en train de faire de bêtise.
Mmmm sulfur. Vulcano island, Italy.Mmmm sulfur. Vulcano island, Italy.Early morning departure from Vulcano island, Italy.Early morning departure from Vulcano island, Italy. No wind, calm seas, and a stunning sunrise.
Après l'île de Vulcano, il est temps d'aller en Grèce, de manger des Pitas et de la Feta, de voir des maisons blanches aux volets bleus, et de boire du Ouzo ! Yamas !
Sundy a raconté ces mêmes jours, en anglais, vue de son bord. Lire son récit →
bonjour les navigateurs
et surtout bravo.
je trouve les paysages ,les gens, les pizzas et l'ouzo super, par contre, je pense que je serai "transi et morte de trouille" pour le reste.
merci de nous donner de vos nouvelles, car on pensait fort à vous avec toutes ces intempéries en France, en Angleterre.
bonne route pour la suite et plein de bises de la terre.
cath et fab.
Salut les globe trotters,
les images sont magnifiques!! C'est trop beau.
Vous étes sur le Maroc à quelle date? Je vais y aller vers avril-mai? Si on pouvait se retrouver pour grimper ça serait classe.
Bisous.
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